Fragments de fossiles d'arbres
Pseudosporochnus nodosus
Goé, Belgique • Dévonien moyen • Collection ULiège
Lorsque la paléobotaniste Suzanne Leclercq (1901-1994) débute ses travaux sur les plantes fossiles, c’est traditionnellement pour décrire les flores des mines de houille, dans le but de dater les couches. Dans un premier temps, elle s’attache à rassembler les éléments dispersés d’une même plante (racine, tige, feuille, graine) et de la reconstituer pour en étudier la nature et l’évolution. Ses travaux marquent des révolutions et font entrer la paléobotanique dans la modernité. Elle décrit dans les années 1950 l’une des premières forêts datant du Dévonien moyen et vieille de 480 millions d’années. Elle dissèque littéralement les fossiles de plantes, les documentant dans leurs moindres détails. Son but : non seulement décrire mais surtout comprendre comme ces plantes tels les arbres fossiles de Pseudosporochnus nodosus vivaient et poussaient dans la forêt fossile de Goé.
L’un des plus vieux arbres du monde, ici reconstitué avec des fragments provenant de plusieurs individus :
