Podcast S1 - EP1

Voix de recherche #1 : Cyrille Prestianni

Ecrire l'histoire de la Terre



Dans ce premier épisode des podcasts « Voix de recherche », nous écoutons Cyrille Prestianni- Paléobotaniste à l'EDDyLab et chercheur à l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique.

Paléobotaniste à l'Université de Liège, Cyrille Prestianni retrace dans ce podcast son parcours, sa formation intellectuelle, sa trajectoire de chercheur. Ce faisant, il donne à voir ses objets de recherche, ses outils, ses méthodes mais également ses doutes et sa conception personnelle de la science, de sa mise en récit et de son partage.

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À propos du podcast  "Voix de recherche"

L’actualité récente a montré, s’il en était besoin, combien l’écart peut être considérable entre  l’image qu’a le grand public de la science et la pratique concrète de cette dernière. Au temps court de la communication médiatique, au désir de solutions rapides et de certitudes, aux exigences de rentabilité ou encore au besoin de discours univoques s’opposent le temps long  de la recherche, les erreurs et les errances inhérentes à toute quête de connaissances, la nécessité  d’une recherche fondamentale dont les apports concrets ne sont ni évidents ni immédiats ainsi  que la pluralité des approches et des positionnements scientifiques.

Les enjeux sont trop nombreux et trop importants pour que ces décalages persistent. La relation  entre sciences et société doit être renforcée, mais aussi renouvelée sur des bases assainies. Car le citoyen ne devrait plus être victime de charlatans, de prétendus experts, d’informations non vérifiées ou trop rapidement diffusées. Parallèlement, le scientifique ne devrait plus souffrir de la mauvaise compréhension de son travail et des effets délétères qu’elle engendre. 

Dans ce but, fidèle à ses missions et dans la continuité de bon nombre de ses actions,  Réjouisciences propose un podcast mensuel. Sous la forme d’un entretien avec un chercheur de l’ULiège, le podcast est le lieu où révéler des dimensions peu visibles des sciences, notamment le versant sensible et la part affective dedémarches souvent réduites à un protocole froid, universel et impersonnel. Au départ d’objets emblématiques de ses travaux, d’extraits d’archives ou d’anecdotes, le  chercheur explique comment il procède, quels sont les outils dont il a besoin (appareillage ou  outils conceptuels), quels écueils il rencontre, qui sont ses partenaires, etc. Il s’agit, en somme, de partager avec les auditeurs la science en train de se faire, c’est-à-dire de donner à entendre une aventure irréductiblement humaine, incertaine, fruit d’une histoire et  inscrite dans une époque.

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