Crâne de "l'enfant d'Engis"
Homo neanderthalensis
Engis, Belgique • Pléistocène • Collection ULiège
Philippe-Charles Schmerling était médecin à Liège et explorait les grottes de la région à la recherche d’ossements fossiles. En 1829, il découvre dans la grotte d’Engis le crâne d’un enfant humain mêlé aux os de grands mammifères disparus, mettant ainsi en lumière l’ancienneté de l’espèce humaine. Cependant, la communauté scientifique de l’époque n’y croit pas... Schmerling avait tort car il avait raison trop tôt ! Quelques années plus tard, des restes humains découverts dans la vallée du Neander ont éclipsé les découvertes de Schmerling et il fallut attendre près d’un siècle pour que le paléontologue liégeois Charles Fraipont détermine que le crâne de l’enfant d’Engis était bien celui d’un néanderthalien. Ce crâne, le premier décrit comme appartenant à une espèce humaine différente de la nôtre aurait donc dû s’appeler Homo engiensis, «homme d’Engis » et non homme de Neanderthal !
Ce spendide fossile a été sauvé de justesse de l’oubli et de la destruction par Charles Fraipont car les ossements de la collection que Schmerling avait léguée à l’Université servaient dans les années 1930 au titrage du phosphore lors des travaux pratiques des étudiants en chimie et pharmacie !
Le crâne de l’enfant d’Engis est une pièce exceptionnelle. Il est classé « trésor de le fédération Wallonie-Bruxelles depuis 2012.
